Peindre de l'Ultramarine - Petit tutoriel de peinture de figurine
Par Pyrrhus,
jeudi 5 octobre 2006 à 14:26 ::
Modélisme-40K
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Avant de commencer ce pas-à-pas sur la peinture d’un space marine, je dois m’excuser auprès d’Hiigara car cela fait bien trois ou quatre ans qu’il m’a demandé un petit tutorial sur la peinture d’une figurine d’armée à un bon niveau de tabletop. J’ai finalement pris mon courage à deux mains dans le cadre de la peinture d’un SM pour Derfel, waaagheux belge jouant les Ultramarines de la 2e compagnie et qui, cherchant à progresser, me demande souvent des conseils. En bon maître Sith, j’ai donc décidé de me lancer dans ce tutorial.
Cet exercice n’a aucune volonté de perfection ou une quelconque ambition, il s’agit simplement de partager les connaissances que j’ai pu glaner à droite et à gauche et d’essayer de répondre au maximum de questions qu’on a pu me poser ces dernières années pour obtenir une belle peinture de jeu. Ceux parmi vous qui manient déjà correctement le pinceau trouveront bien d’autres conseils plus judicieux sur Créafigs, figurines_fr ou sur les sites d’Allan, Jérémie ou Cyril.
Des prises de vue ne vont pas correspondre au marine de Derfel, ne vous en étonnez pas, les conseils restent valables, c’est juste que j’ai oublié de prendre des photos lors de la préparation de la figurine… de même, vous allez voir apparaître miraculeusement un sceau de pureté sur le flamer à un moment, je triturais du greenstuff pour comprendre un conseil de Guillaume_L de Créa et j’ai rajouté une petite boulette sur le flamer pour pas gâcher, elle s’est transformée en sceau presque potable je ne sais pas trop encore comment car, si il y a quelque chose que je ne maîtrise absolument pas, c’est bien la sculpture…
Avant de nous lancer dans la peinture de la figurine proprement dite, il est bon d’expliquer quel-ques petites choses qui seront valables tout au long de ce tutorial.
La peinture : Je peins uniquement à la peinture acrylique GW, c’est pour moi le meilleur com-promis qualité prix utilisation, mais j’avoue utiliser pas mal de vieux pots citadel hexagonaux à capuchon blanc.
Ils sont stockés la tête en bas afin que les pigments de la peinture ne se désolidarisent pas du liant. J’ai acheté des pipettes vides qui m’ont permis de créer quelques mélanges qui me facilitent grandement la vie.
La palette : Un bon vieux carrelage de cuisine blanc que je nettoie au scotch-brit.
La lumière : Mon établi est à côté d’une grande baie vitrée, le soir, je peins avec une lampe d’architecte, l’ampoule est une ampoule lumière du jour qui évite le côté jaune des ampoules classiques (et c’est également très pratique pour les photos…).
La dilution : Je prends ma peinture avec le cul du pinceau, je la dépose sur ma palette et j’ajoute deux à trois doses d’eau suivant le rendu dont j’ai besoin, je touille le tout avec le bout du pinceau afin de préserver la pointe.
Lorsque je vais brosser mon socle, ma peinture sera for-cément beaucoup moins diluée que pour un détail. Lorsque je travaille sur un élément qui mérite une certaine finesse (à partir des éclaircissements), je rajoute fréquemment un peu d’eau dans mon mélange afin de garder une dilution constante et surtout avant de poser le pinceau sur la figurine, je le passe sur un bout d’essuie-tout afin d’évacuer, par capillarité, le surplus de peinture du réservoir.
Le médium : J’utilise du médium mat pebeo à certains moments, notamment lors des lavis sur les métalliques, la dilution est alors extrême.
Mais il sert aussi à annuler la brillance des décalcomanies et à protéger la figurine.
Maintenant que ces quelques points techniques ont été abordés, passons à la préparation de la figurine.
C’est un moment important dans la préparation car si vous oubliez une ligne, elle vous horripilera une fois la peinture commencée et, gratter une figurine déjà largement entamée est terriblement énervant, pour ne pas dire autre chose. Comme il s’agit d’une figurine pour le jeu, je l’ai entièrement montée, les éléments que je n’arriverai pas à atteindre avec mon pinceau seront assurément peu visibles et sprotchés, ce n’est pas un souci.
Ensuite, j’encolle le socle de ma figurine de PVA et la plonge dans un pot de confiture rempli de sable, j’ai pu éventuellement placer juste avant un bout d’écorce sur le socle qui aura l’aspect d’une grosse pierre à la peinture.
Enfin, je passe à la sous-couche, en bombe, noire, GW. L’important dans cette étape est de ne pas combler les détails les plus fins de la figurine. Je bombe donc de manière régulière à une quaran-taine de centimètres de la pièce et en plusieurs passages. Le voile doit être léger, il est donc préférable (de lapin, warmémé-Tm) de faire plusieurs passages en laissant la figurine sécher entre temps.
Maintenant que votre figurine est prête, il n’y a plus qu’à se jeter à l’eau en commençant la peinture !
Un socle simple mais un minimum travaillé permet de mettre facilement en relief une figurine. Ici, j’ai juste rajouté un bout d’épaulette de SM chaotique afin de le meubler un peu. L’épaulette sera peinte en même temps que le SM, en profitant en parallèle des couleurs utilisées lors de la peinture. On n’est jamais à l’abri d’un accident du type contact inopiné du pinceau plein de bleu ultra avec le bord du socle, fondamentalement, c’est moins gênant de repasser une couche de dark flesh que de refaire complètement l’éclaircissement d’une genouillère, surtout si on y trouve un damier…
Une fois le socle terminé, je commence à traiter la figurine en brossant mes métalliques.
Du boltgun métal dilué (j’ai bien dit dilué, sorti du pot il est trop grumeleux à mon goût, aussi je préfère le diluer et éponger mon pinceau sur un sopalin) est donc passé sur l’ensemble des éléments qui seront métalliques, ici le flamer, une partie du backpack, les jointures de l’armure, les semelles, les oreilles du casque. Tant qu’à faire, il vaut mieux éviter d’en mettre partout, brossez de manière localisée en utilisant le côté du pinceau, surtout pas la pointe, utilisez le relief de la figurine pour déposer la peinture. Si vous dépassez, ce n’est pas bien grave, vos autres couleurs couvriront les dépôts argentés, prenez votre temps cependant, La patience est une vertu capitale dans le cadre de la peinture de figurine, il vaut mieux être précis dans les étapes de base, ça évite les cochoncetés à rattraper ensuite. On n’oublie pas l’épaulette sur le socle dont le tour sera argenté…
Il est temps alors de faire de votre SM sous-couche angel un Ultra, pour ça, rien de plus simple, vous prenez votre bleu ultra, vous diluez (3 doses d’eau pour une de bleu) et vous appliquez sur les reliefs. Laissez les creux en noir afin de créer le relief et le lining.
Il est important que le bleu soit bien uniforme et le même partout, aussi, n’hésitez pas à repasser plusieurs fois au même endroit (attendez tout de même que les couches précédentes soient sèches). Aux endroits de rencontre de deux couleurs, laissez toujours un peu de noir transparaître.
C’est sans doute le moment le plus important de la peinture de votre figurine, votre couche de base conditionnant l’ensemble de travail qui va suivre, là aussi prenez donc votre temps afin de ne pas le perdre par la suite en rattrapant vos erreurs…
Une fois la couleur de votre chapitre correctement appliquée, passez les autres couches de base pour les éléments qui ne seront pas bleu. Pour les éléments de couleur os, les parchemins et le bord des épaulettes, je passe du scorched brown. Le sceau de pureté reçoit une couche de scab red de même que les lentilles du casque. Du glistening green (un vieux métallique coloré vert GW qui n’est plus en magasin mais vous pouvez le remplacer par n’importe quelle autre couleur) est utilisé pour les tuyaux de l’armure et du backpack.
Logiquement, il n’y a plus d’élément noir sur votre figurine si l’on excepte ici le manteau du flamer qui sera noir, comme j’ai débordé lors du brossage de métallique j’en profite d’ailleurs pour repasser une couche de chaos black.
On peut alors commencer à travailler les détails. Je passe du bestial brown puis du vomit brown sur les éléments qui étaient scorched brown tout en laissant le marron visible à certains endroits (comme pour le bleu ultra auparavant). Les plumes de l’aigle pectoral sont ici traitées les unes après les autres en laissant le scorched ou le bestial brown bien visibles dans les creux, idem pour les creux dans les bords des épaulettes. Lorsque deux parchemins sont superposés, on laisse éga-lement du scorched visible dans le creux. J’en profite pour faire ensuite directement sur les petits détails comme les crânes du backpack, du flamer et de l’épaulette du socle mon éclaircissement au bleached bone pur, ces détails sont importants pour l’oeil, il faut donc bien les faire ressortir.
Dans la même étape, on passe un lavis sur les métalliques. Il s’agit ici de deux ou trois lavis successifs de chesnut wash et brown wash mélangés à une quantité égale de médium mat et très for-tement dilués. Il ne faut pas hésiter à en mettre pas mal, l’effet tenseur du médium concentrant le lavis au séchage et créant l’effet visible sur la photo.
Autant l’avouer, les premières fois ce n’est pas évident, il faut réussir à prendre le coup de main pour éviter les auréoles.
Commence alors le travail délicat des premiers éclaircissements, j’applique un mélange 50/50 de vomit brown et bleached bone sur l’aigle pectoral et les parchemins, sur les arêtes les plus saillantes. Il faut alors que votre mélange soit suffisamment dilué pour bien marquer l’éclaircissement tout en ne l’étant pas trop car vous risquez de perdre le contrôle de votre trait. Là encore, il vaut mieux y aller progressivement, passer une première couche et revenir sur le premier trait si celui-ci n’est pas assez marqué.
Une fois cette étape terminée, je procède de même pour mes bords d’épaulettes, mais en mélan-geant du golden yellow à mon vomit brown.
J’éclaircis alors progressivement les arêtes en rajoutant du bad moon yellow à mon mélange puis un peu de blanc.
Pourquoi donc du jaune ? et bien tout simplement car l’épaulette dorée est une nouveauté de la V4 que je n’apprécie guère, le jaune est un peu plus difficile à obtenir, mais il me semble que la figurine est autrement plus sympa ainsi (et moins jean-kevinienne…).
Une fois mon jaune définitivement traité, je m’attaque à mes os et parchemins en terminant mon éclaircissement au bleached bone pur puis avec un peu de blanc mélangé. J’en profite également pour créer la lumière sur mes métalliques en appliquant du boltgun mélangé à du mithrill sur les angles et les parties qui prennent le plus la lumière. Les sceaux de pureté scab red sont éclaircis au blanc ou au bleached bone (le bleached évite de les faire trop rose comme sur la photo, groumph…).Je termine les détails en peignant les lentilles du casque en éclaircissant du liche purple au blanc, une toute petite touche de blanc pur est déposée en un point très fin au coin de la lentille pour créer un reflet, on peut éventuellement en plus passer une couche de vernis brillant.
Votre marine est à ce moment-là déjà largement jouable. Mais vous pouvez vous décider à pousser un peu plus en éclaircissant votre bleu… pour travailler plus rapidement, j’ai préparé dans une pipette un mélange à 50/50 de bleu ultra et de blanc.
Pour le premier éclaircissement, je coupe ce mélange avec du bleu ultra, c’est donc très léger.
Je n’éclaircis pas de manière zénithale, tout d’abord parce que je ne maîtrise pas assez le sujet, et ensuite car pour des figurines de jeu, il me semble plus intéressant de faire ressortir tous les reliefs, l’impact étant plus grand lorsqu’on le voit la figurine sur une table de jeu.
Le deuxième éclaircissement consiste en un mélange du contenu de la pipette avec du SW grey, le trait se superposant au premier tout en étant plus fin. Le troisième est obtenu en rajoutant du blanc. Le troisième éclaircissement est essentiellement posé sur les endroits les plus exposés à la lumière et sur les angles les plus prononcés.
Comme toujours plutôt que de faire une catastrophe, je préfère éventuellement repasser une couche de la même couleur si celle-ci n’a pas été correctement appliquée. Au passage, si votre pein-ture est suffisamment diluée et que vous débordez, vous pouvez en agissant tout de suite, faire disparaître le débordement en le noyant sous l’eau avec un pinceau propre.
J’utilise également ce dernier mélange pour les éclats, je trace des traits très fins à certains endroits de l’armure, il sont ensuite rehaussés d’un trait noir tout aussi fin. Comme on me l’a intelligemment fait remarquer, il faut faire attention à la place du trait noir si l’on peint en zénithal, ici, les traits noirs devraient être au dessus des traits clairs… ce qui n’est pas le cas partout, ne pratiquant pas le zénithal je me suis fourvoyé, et mes trompe-l’œil ne sont donc pas corrects. Enfin, des éclats métalliques sont placés aux endroits les plus aptes à être endommagés, les angles des épaulettes, des gantelets, des genoux, des jambes et des pieds. C’est très simple, il suffit de peindre une zone en noir puis de la recouvrir, sauf les bords, de boltgun puis de mithrill.
Je place alors les décalcomanies. Je les découpe au plus proche du motif afin d’éviter au maximum la zone transparente brillante. Une fois qu’ils sont en place, je les repeins. Ici ils sont tous les trois blancs, je passe donc d’abord une couche de SW grey qui est directement éclaircie au blanc pur. Une fois la couleur sèche, je les recouvre de vernis mat afin de les intégrer au mieux.
La peinture de votre SM est désormais terminée, il ne vous reste plus qu’à le… salir ! pour cela, j’utilise du pigment que je dilue très fortement.
Je badigeonne la totalité de la pièce en insistant plus sur les endroits qui attirent naturellement la poussière. J’accélère le séchage de la première couche de pigment au sèche-cheveux. On peut à ce moment ajouter une couche de pigment de couleur différente.
Vous pouvez vous lâcher car l’opération est totalement réversible, l’appréhension est forte la première fois, mais je vous assure que ça marche.
Une fois le pigment bien sec, il ne vous reste plus qu’à nettoyer tranquillement votre figurine avec un Coton-tige et un mouchoir plié légèrement humidifiés.
Il aura fallu environ 8 heures pour peindre cette figurine, une bonne journée de travail, mais j’ai dû pas mal attendre que la peinture sèche, pour gagner du temps, peignez plusieurs marines en même temps et passez de l’un à l’autre, vous gagnerez un temps fou.
Vous voulez prendre quelques bonnes photos ?
Le tutorial du Snot à Barbe est excellent. Si vous êtes content du résultat, n’hésitez pas à vous présenter au concours mensuel de la French Waaagh !
Pyrrhus
Des prises de vue ne vont pas correspondre au marine de Derfel, ne vous en étonnez pas, les conseils restent valables, c’est juste que j’ai oublié de prendre des photos lors de la préparation de la figurine… de même, vous allez voir apparaître miraculeusement un sceau de pureté sur le flamer à un moment, je triturais du greenstuff pour comprendre un conseil de Guillaume_L de Créa et j’ai rajouté une petite boulette sur le flamer pour pas gâcher, elle s’est transformée en sceau presque potable je ne sais pas trop encore comment car, si il y a quelque chose que je ne maîtrise absolument pas, c’est bien la sculpture…
Avant de nous lancer dans la peinture de la figurine proprement dite, il est bon d’expliquer quel-ques petites choses qui seront valables tout au long de ce tutorial.
Quelques bases
Le pinceau : Cette fig a été peinte de A à Z avec un pinceau Raphael pour aquarelle 8404, taille 1, utilisé sur les précieux et toujours avisés conseils de Cyril Abati. Le choix du pinceau peut sem-bler inutile lorsqu’on peint une figurine pour un niveau tabletop, et bien non. Un bon pinceau facilitera la peinture par un dépôt régulier de la peinture et surtout un bon réservoir qui permet d’éviter les catastrophes peinturluresques, sans compter la qualité de la pointe qui reste constante chez Raphaël (même dans le cas d’utilisation honteuse puisque dans mon cas, je fais même mes brossages à sec avec ce pinceau…).
La peinture : Je peins uniquement à la peinture acrylique GW, c’est pour moi le meilleur com-promis qualité prix utilisation, mais j’avoue utiliser pas mal de vieux pots citadel hexagonaux à capuchon blanc.

Ils sont stockés la tête en bas afin que les pigments de la peinture ne se désolidarisent pas du liant. J’ai acheté des pipettes vides qui m’ont permis de créer quelques mélanges qui me facilitent grandement la vie.
La palette : Un bon vieux carrelage de cuisine blanc que je nettoie au scotch-brit.
La lumière : Mon établi est à côté d’une grande baie vitrée, le soir, je peins avec une lampe d’architecte, l’ampoule est une ampoule lumière du jour qui évite le côté jaune des ampoules classiques (et c’est également très pratique pour les photos…).

La dilution : Je prends ma peinture avec le cul du pinceau, je la dépose sur ma palette et j’ajoute deux à trois doses d’eau suivant le rendu dont j’ai besoin, je touille le tout avec le bout du pinceau afin de préserver la pointe.

Lorsque je vais brosser mon socle, ma peinture sera for-cément beaucoup moins diluée que pour un détail. Lorsque je travaille sur un élément qui mérite une certaine finesse (à partir des éclaircissements), je rajoute fréquemment un peu d’eau dans mon mélange afin de garder une dilution constante et surtout avant de poser le pinceau sur la figurine, je le passe sur un bout d’essuie-tout afin d’évacuer, par capillarité, le surplus de peinture du réservoir.

Le médium : J’utilise du médium mat pebeo à certains moments, notamment lors des lavis sur les métalliques, la dilution est alors extrême.

Mais il sert aussi à annuler la brillance des décalcomanies et à protéger la figurine.
Maintenant que ces quelques points techniques ont été abordés, passons à la préparation de la figurine.
La préparation de la figurine
Il s’agit ici d’une figurine plastique, elle a été montée à la colle Citadel et installée sur son socle plastique. J’ai alors, à l’aide de mon couteau de modélisme, ébarbé ma figurine afin de faire dis-paraître les lignes de moulage.
C’est un moment important dans la préparation car si vous oubliez une ligne, elle vous horripilera une fois la peinture commencée et, gratter une figurine déjà largement entamée est terriblement énervant, pour ne pas dire autre chose. Comme il s’agit d’une figurine pour le jeu, je l’ai entièrement montée, les éléments que je n’arriverai pas à atteindre avec mon pinceau seront assurément peu visibles et sprotchés, ce n’est pas un souci.
Ensuite, j’encolle le socle de ma figurine de PVA et la plonge dans un pot de confiture rempli de sable, j’ai pu éventuellement placer juste avant un bout d’écorce sur le socle qui aura l’aspect d’une grosse pierre à la peinture.

Enfin, je passe à la sous-couche, en bombe, noire, GW. L’important dans cette étape est de ne pas combler les détails les plus fins de la figurine. Je bombe donc de manière régulière à une quaran-taine de centimètres de la pièce et en plusieurs passages. Le voile doit être léger, il est donc préférable (de lapin, warmémé-Tm) de faire plusieurs passages en laissant la figurine sécher entre temps.

Maintenant que votre figurine est prête, il n’y a plus qu’à se jeter à l’eau en commençant la peinture !
En avant ! Vers la peinture et au-delà !
Je débute toujours par le socle afin d’éviter tout désastre une fois la fig terminée… ne connaissant pas la couleur des socles de Derfel, j’ai choisi de faire le socle commun à tous mes SM. À savoir tour du socle en dark flesh et sable brossé du dark flesh au bleached bone en plusieurs étapes (Dark flesh, bestial brown, vomit brown, vomit brown + bleached bone, bleached bone), les pierres sont traitées ensuite du chaos black au codex grey puis au fortress grey avec une pointe de blanc.
Un socle simple mais un minimum travaillé permet de mettre facilement en relief une figurine. Ici, j’ai juste rajouté un bout d’épaulette de SM chaotique afin de le meubler un peu. L’épaulette sera peinte en même temps que le SM, en profitant en parallèle des couleurs utilisées lors de la peinture. On n’est jamais à l’abri d’un accident du type contact inopiné du pinceau plein de bleu ultra avec le bord du socle, fondamentalement, c’est moins gênant de repasser une couche de dark flesh que de refaire complètement l’éclaircissement d’une genouillère, surtout si on y trouve un damier…
Une fois le socle terminé, je commence à traiter la figurine en brossant mes métalliques.

Du boltgun métal dilué (j’ai bien dit dilué, sorti du pot il est trop grumeleux à mon goût, aussi je préfère le diluer et éponger mon pinceau sur un sopalin) est donc passé sur l’ensemble des éléments qui seront métalliques, ici le flamer, une partie du backpack, les jointures de l’armure, les semelles, les oreilles du casque. Tant qu’à faire, il vaut mieux éviter d’en mettre partout, brossez de manière localisée en utilisant le côté du pinceau, surtout pas la pointe, utilisez le relief de la figurine pour déposer la peinture. Si vous dépassez, ce n’est pas bien grave, vos autres couleurs couvriront les dépôts argentés, prenez votre temps cependant, La patience est une vertu capitale dans le cadre de la peinture de figurine, il vaut mieux être précis dans les étapes de base, ça évite les cochoncetés à rattraper ensuite. On n’oublie pas l’épaulette sur le socle dont le tour sera argenté…
Il est temps alors de faire de votre SM sous-couche angel un Ultra, pour ça, rien de plus simple, vous prenez votre bleu ultra, vous diluez (3 doses d’eau pour une de bleu) et vous appliquez sur les reliefs. Laissez les creux en noir afin de créer le relief et le lining.

Il est important que le bleu soit bien uniforme et le même partout, aussi, n’hésitez pas à repasser plusieurs fois au même endroit (attendez tout de même que les couches précédentes soient sèches). Aux endroits de rencontre de deux couleurs, laissez toujours un peu de noir transparaître.

C’est sans doute le moment le plus important de la peinture de votre figurine, votre couche de base conditionnant l’ensemble de travail qui va suivre, là aussi prenez donc votre temps afin de ne pas le perdre par la suite en rattrapant vos erreurs…
Une fois la couleur de votre chapitre correctement appliquée, passez les autres couches de base pour les éléments qui ne seront pas bleu. Pour les éléments de couleur os, les parchemins et le bord des épaulettes, je passe du scorched brown. Le sceau de pureté reçoit une couche de scab red de même que les lentilles du casque. Du glistening green (un vieux métallique coloré vert GW qui n’est plus en magasin mais vous pouvez le remplacer par n’importe quelle autre couleur) est utilisé pour les tuyaux de l’armure et du backpack.

Logiquement, il n’y a plus d’élément noir sur votre figurine si l’on excepte ici le manteau du flamer qui sera noir, comme j’ai débordé lors du brossage de métallique j’en profite d’ailleurs pour repasser une couche de chaos black.
On peut alors commencer à travailler les détails. Je passe du bestial brown puis du vomit brown sur les éléments qui étaient scorched brown tout en laissant le marron visible à certains endroits (comme pour le bleu ultra auparavant). Les plumes de l’aigle pectoral sont ici traitées les unes après les autres en laissant le scorched ou le bestial brown bien visibles dans les creux, idem pour les creux dans les bords des épaulettes. Lorsque deux parchemins sont superposés, on laisse éga-lement du scorched visible dans le creux. J’en profite pour faire ensuite directement sur les petits détails comme les crânes du backpack, du flamer et de l’épaulette du socle mon éclaircissement au bleached bone pur, ces détails sont importants pour l’oeil, il faut donc bien les faire ressortir.
Dans la même étape, on passe un lavis sur les métalliques. Il s’agit ici de deux ou trois lavis successifs de chesnut wash et brown wash mélangés à une quantité égale de médium mat et très for-tement dilués. Il ne faut pas hésiter à en mettre pas mal, l’effet tenseur du médium concentrant le lavis au séchage et créant l’effet visible sur la photo.

Autant l’avouer, les premières fois ce n’est pas évident, il faut réussir à prendre le coup de main pour éviter les auréoles.
Commence alors le travail délicat des premiers éclaircissements, j’applique un mélange 50/50 de vomit brown et bleached bone sur l’aigle pectoral et les parchemins, sur les arêtes les plus saillantes. Il faut alors que votre mélange soit suffisamment dilué pour bien marquer l’éclaircissement tout en ne l’étant pas trop car vous risquez de perdre le contrôle de votre trait. Là encore, il vaut mieux y aller progressivement, passer une première couche et revenir sur le premier trait si celui-ci n’est pas assez marqué.

Une fois cette étape terminée, je procède de même pour mes bords d’épaulettes, mais en mélan-geant du golden yellow à mon vomit brown.

J’éclaircis alors progressivement les arêtes en rajoutant du bad moon yellow à mon mélange puis un peu de blanc.

Pourquoi donc du jaune ? et bien tout simplement car l’épaulette dorée est une nouveauté de la V4 que je n’apprécie guère, le jaune est un peu plus difficile à obtenir, mais il me semble que la figurine est autrement plus sympa ainsi (et moins jean-kevinienne…).
Une fois mon jaune définitivement traité, je m’attaque à mes os et parchemins en terminant mon éclaircissement au bleached bone pur puis avec un peu de blanc mélangé. J’en profite également pour créer la lumière sur mes métalliques en appliquant du boltgun mélangé à du mithrill sur les angles et les parties qui prennent le plus la lumière. Les sceaux de pureté scab red sont éclaircis au blanc ou au bleached bone (le bleached évite de les faire trop rose comme sur la photo, groumph…).Je termine les détails en peignant les lentilles du casque en éclaircissant du liche purple au blanc, une toute petite touche de blanc pur est déposée en un point très fin au coin de la lentille pour créer un reflet, on peut éventuellement en plus passer une couche de vernis brillant.

Votre marine est à ce moment-là déjà largement jouable. Mais vous pouvez vous décider à pousser un peu plus en éclaircissant votre bleu… pour travailler plus rapidement, j’ai préparé dans une pipette un mélange à 50/50 de bleu ultra et de blanc.

Pour le premier éclaircissement, je coupe ce mélange avec du bleu ultra, c’est donc très léger.

Je n’éclaircis pas de manière zénithale, tout d’abord parce que je ne maîtrise pas assez le sujet, et ensuite car pour des figurines de jeu, il me semble plus intéressant de faire ressortir tous les reliefs, l’impact étant plus grand lorsqu’on le voit la figurine sur une table de jeu.
Le deuxième éclaircissement consiste en un mélange du contenu de la pipette avec du SW grey, le trait se superposant au premier tout en étant plus fin. Le troisième est obtenu en rajoutant du blanc. Le troisième éclaircissement est essentiellement posé sur les endroits les plus exposés à la lumière et sur les angles les plus prononcés.
Comme toujours plutôt que de faire une catastrophe, je préfère éventuellement repasser une couche de la même couleur si celle-ci n’a pas été correctement appliquée. Au passage, si votre pein-ture est suffisamment diluée et que vous débordez, vous pouvez en agissant tout de suite, faire disparaître le débordement en le noyant sous l’eau avec un pinceau propre.
J’utilise également ce dernier mélange pour les éclats, je trace des traits très fins à certains endroits de l’armure, il sont ensuite rehaussés d’un trait noir tout aussi fin. Comme on me l’a intelligemment fait remarquer, il faut faire attention à la place du trait noir si l’on peint en zénithal, ici, les traits noirs devraient être au dessus des traits clairs… ce qui n’est pas le cas partout, ne pratiquant pas le zénithal je me suis fourvoyé, et mes trompe-l’œil ne sont donc pas corrects. Enfin, des éclats métalliques sont placés aux endroits les plus aptes à être endommagés, les angles des épaulettes, des gantelets, des genoux, des jambes et des pieds. C’est très simple, il suffit de peindre une zone en noir puis de la recouvrir, sauf les bords, de boltgun puis de mithrill.

Je place alors les décalcomanies. Je les découpe au plus proche du motif afin d’éviter au maximum la zone transparente brillante. Une fois qu’ils sont en place, je les repeins. Ici ils sont tous les trois blancs, je passe donc d’abord une couche de SW grey qui est directement éclaircie au blanc pur. Une fois la couleur sèche, je les recouvre de vernis mat afin de les intégrer au mieux.

La peinture de votre SM est désormais terminée, il ne vous reste plus qu’à le… salir ! pour cela, j’utilise du pigment que je dilue très fortement.

Je badigeonne la totalité de la pièce en insistant plus sur les endroits qui attirent naturellement la poussière. J’accélère le séchage de la première couche de pigment au sèche-cheveux. On peut à ce moment ajouter une couche de pigment de couleur différente.

Vous pouvez vous lâcher car l’opération est totalement réversible, l’appréhension est forte la première fois, mais je vous assure que ça marche.
Une fois le pigment bien sec, il ne vous reste plus qu’à nettoyer tranquillement votre figurine avec un Coton-tige et un mouchoir plié légèrement humidifiés.

Il aura fallu environ 8 heures pour peindre cette figurine, une bonne journée de travail, mais j’ai dû pas mal attendre que la peinture sèche, pour gagner du temps, peignez plusieurs marines en même temps et passez de l’un à l’autre, vous gagnerez un temps fou.
Vous voulez prendre quelques bonnes photos ?

Le tutorial du Snot à Barbe est excellent. Si vous êtes content du résultat, n’hésitez pas à vous présenter au concours mensuel de la French Waaagh !

Liste des produits utilisés
- Lampe lumière du jour : Dans n’importe quel Bricorama, Leroy Merlin et au BHV à Paris, prix aux alentours de 3 euros
- Pigments : En magasin de maquettes ou magasin d’art, le pigment maquette MIG est plus fin et de meilleure qualité, mais un peu plus cher. 2 à 3 euros le petit pot de 20 ml, 6,56 euros le gros pot Sennelier de 140 g.
- Pinceau Raphaël : En magasin d’art, aux alentours de 10 euros suivant la taille.
- Pipette : En magasin d’art (chez Berty à Paris, rue Claude Bernard), 1,10 euro pièce.
- Médium : Même adresse, 5,41 euros les 75 ml.
- Peinture : Gamme GW en magasin, les vieilles références sorties du catalogue que j’utilise existent encore, dans la gamme Coat d’Arms fantasy range .
Pyrrhus
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