Le « mode d'emploi » fourni pour ce squiggoth est ridicule, minable, une page recto verso, une photocopie montrant le Squiggoth légèrement par en dessous et le dos de la photocopie n'est rien d'autre que de la pub pour les Gros Kalibres.
Non, non et non.

Le Howdah est loin d'être évident à monter, du fait d'une certaine logique de construction et à plus de 340 euros la bête on pourrait s'attendre au moins à une photocopie avec des schémas de montage type Ikéa. On peut voir sur le site des PDfs pour le montage des Titans et autres Tunderhawks et c'est heureux au vu des prix des bestioles. Je trouve que le Squiggoth Gargantuan devrait mériter le même traitement.
On peut aussi se demander ce qui peut se passer dans la tête de ceux qui préparent les pièces quand on voit certains ébarbages, qui vont sûrement demander de la grosse intervention, (certains diront que c'est de l'appropriation). M'enfin, c'est pas comme si on le savait au départ, mais quand même...


I – Déballage
Une petite photo faite bien après le déballage, mais regroupant une partie seulement des pièces que je souhaitais utiliser au final. Au moment du montage du Howdah et grâce à de judicieux conseils, je poussais le bouchon plus loin en décidant de le convertir lourdement. Ainsi peuvent être ajoutés à la liste des pièces nécessaires au Squiggoth : 2 corps de Boit'ki'tu, deux pattes droites de BKT, et trois bras de BKT, ainsi que l'inévitable Greenstuff et de la carte plastique.


II – Outillage


III – Nettoyage

Le Squiggoth comme tout kit Forge World n'échappe pas à la règle, il faut le dégraisser. Ainsi le seau, le liquide vaisselle, une éponge douce et un bon torchon sont absolument nécessaires au risque de voir les collages ne pas tenir, voir arracher la résine au point de collage. Surtout que certaines zones sont extrêmement fines, problèmes récurrents chez Forge World. Donc on plonge toutes les pièces dans un seau d'eau tiède, (surtout pas chaude vous risqueriez des déformations des pièces), dans laquelle quelques gouttes de liquide vaisselle auront été mise au préalable. Vous faites la vaisselle des pièces, tranquillement, avec l'éponge vous nettoyez très délicatement les creux, et mettez le tout à sécher à l'air libre sur une surface tendre et un torchon. Pendant l'étape de nettoyage, j'ai trouvé énormément de morceaux de moule dans les très petits détails qui parcourent la bête, particulièrement dans la tête, je me demande combien de temps va encore durer leur moule...

IV – Ébarbage et rebouchage
Tout d'abord j'ai commencé par bien observer les pièces et voir là où se situaient les problèmes. J'ai finalement eu très peu d'ébarbage à faire, mais par contre je savais qu'au montage j'aurais beaucoup de raccords à faire.
Le seul vrai problème venait du cockpit, les espaces pour faire passer la chaîne qui constitue les renes du pilote n'étaient pas troués. Avec le foret et une lime en queue de rat, j'ai donc travaillé très doucement les emplacements pour faire les trous sans causer de dommage au reste du cockpit. Ce fut le seul vrai travail, en dehors de quelques rares ligne de moulage que j'ai nettoyé sur ce kit, le reste des pièces était déjà ébarbé (marques évidentes) et cela de façon plus que correcte.
Par contre pour ce qui est du rebouchage, voire des rattrapages de casse liés à une résine de mauvaise qualité, je fus servi.
Entre le pilote dont la jambe constituée d'une bulle a cassé quasi immédiatement de façon irréparable et les différents « creux » visibles sur les casques des marounes ou taus empalés sur le Howdah ou la chaîne ventrale qui s'écrase, j'ai eu le temps d'apprécier tous les détails de la bête. Franchement, c'est presque de l'escroquerie à ce niveau et à ce prix là.


V – Contre perçage

Ce sont toujours les parties fragiles et fines qu'il faut tiger pour assurer leur solidité et ce sont bien évidemment des zones extrêmement fragiles et encore plus avec de la résine. La petite plateforme à l'arrière du Howdah en est le parfait exemple. Il faut la tiger aux travers du corps principal du Howdah, en prenant appui sur une « plaque » de moins d'un millimètre. J'ai donc décidé de tiger dans les similis de renfort de la plateforme malgré leur finesse et la piètre qualité de la résine. J'ai aussi tigé la tête et la queue du squiggoth, ainsi que les griffes des pattes que ma maladresse avait cassées


VI – Le montage
VI – 1 - Le Squiggoth

Sûrement la partie la plus simple dans ce kit. La queue et la tête tranquillement, en deux opérations et après ébarbage, s'emboîtent parfaitement. Le seul souci que j'ai eu avec le corps est comment le socler ?
Sachant qu'il s'agit de figurine de jeu (oui, même à cette taille là), j'ai longtemps hésité à le socler mais la fragilité des griffes rendait l'opération plus que nécessaire, obligatoire. Finalement j'ai pris le même parti que pour Denver, j'ai soclé pied par pied, avec des socles de 60mm.

VI – 2 – Le Howdah
Avant de commencer le montage, j'ai beaucoup appréhendé chaque geste avant de convertir une figurine comme celle-ci.

Finalement et grâce à une magnifique suggestion (cf. plus bas), j'ai abouti à l'idée de placer mes zapps dans des tourelles séparées placées sur l'avant du Howdah de part et d'autre du poste de pilotage et d'installer un chef de « Squiggoth » dans la plate forme juste au dessus de celui-ci. Le thème principale de ma Waaagh, est celle d'une bande de mercenaires orks et autres, qui est constituée au tour de Athamulk après la deuxième campagne d'Armaggeddon de Ghazgull. Ils ont donc peu de ressources propres mais recyclent tout ce qui est possible, il fallait donc donner un côté "Roots" à l'ensemble. Je décidais que l'équipage du Suqiggoth vivait sur lui comme une sorte de caravane vivante ou de bateau, ainsi, ils ont couvert le howdah d'une toile pour éviter que le soleil ne tape trop fort ou que la pluie soit trop gênante et gagner de la place sur le Howdah en déportant à l'extérieur, les zapps. Les gars de la VDM m'avaient offert il y'a un an des BKTs, qui furent donc recyclées en tourelles « soudées » au Howdah (1). Cette idée m'a été « soufflée » par Old Blood. Mais même comme cela restait le problème du positionnement des zapps qui devaient donc maintenant avoir un appui à l'extérieur du corps de la BKT pour pouvoir installer un artilleur. Les BKTs ont deux pieds différents mais l'un d'entre eux est parfaitement droit, en coupant le pied au ras du piston(2), j'avais mon pivot pour mes zapps. J'ai assemblé le corps des BKTs (3 & 4), puis j'ai fait en carte plastique une sorte de garde-fou sur le sommet pour donner un peu de relief au haut, car je ne voulais pas les évider, pour plus de confort de travail et de peinture. J'ai ensuite fixé sur le corps du Howdah les BKTs, puis j'ai travaillé les détails qui font la liaison « graphique » entre le Howdah et les BKTs. Ces détails ont été faits au Greenstuff. Pendant le temps de séchage de l'Epoxy, je convertissais les artilleurs à partir des éléments restant des grappes plastiques orks fournies ainsi qu'avec quelques autres pièces. Comme pour le reste de l'équipage ils seraient peints à part et collés à la fin.

Le toit en toile me posa énormément de problème. Les trois bras de BKTs, qui devaient le soutenir ne devaient pas être soumis à de trop fortes tensions, pour éviter de casser la résine, la toile devait donc être assez légère. De plus la toile devait être amovible pour pouvoir mettre les figurines, sinon, bah, j'aime pas. C'est comme un véhicule Playmobile dont on ne pourrait pas mettre et enlever le pilote en fonction de l'histoire que l'on joue. Si mes orks sont débarqués, même s'ils ne sont pas le nombre exact, il faut que mon adversaire sente et voit la charge furieuse de cette énorme bête et l'assaut de ces dingues qui l'utilisent. J'ai fait des essais dans le vide qui montraient que si la toile était entièrement en Green Stuff elle serait trop lourde et pas assez solide. J'ai donc découpé dans de la carte plastique, la forme générale et les points d'ancrage que j'ai ensuite arrondie avec un sèche-cheveux et de l'eau chaude. J'ai ensuite fait les trous et les accros dans la carte plastique, puis rajouté des détails, certains plis (surtout pour les boucles) au Greenstuff tout en faisant attention à ce que la toile s'emboîte toujours. Pour donner un peu de texture à la plus grande zone de toile, j'ai misune fine couche de greenstuff sur le palstique, j'ai attenduun peu que cela soit durci, puis j'ai appliquer fortement un bout de tissu assez épais pour iomrpimer les motifs de toile dedans. Les trois bras de BKTs ont été nettoyés de leurs appendices d'emboîtement originaux pour être tigé afin de s'emboîter dans le howdah et recevoir leur crochet issu de la grappe plastique d'un véhicule Games Workshop, mais je ne sais plus lequel. Le deuxième intérêt à ne pas avoir fixé définitivement la toile se situe Au niveau du sous-couchage et de la peinture... Sans parler du jeu plus tard...


VI – 3 L’équipage
Il se compose du chef d'attellage représenté par un ork basé sur le corps d'un mek Gorka morka, du bras mécanique du prêtre de fer Iron Warrior, d'une tête et d'un bras plastique convertis au Green stuff. Les deux artilleurs sont entièrement en plastiques, convertis et stuffés. Le pilote à lui aussi été converti, surtout parce que le moulage était tellement mauvais que des bulles et des casses intempestives m'obligèrent à intervenir dessus. Une bande d'ork n'est rien sans l'inévitable souffre-douleur, comme au cinéma, un grot à clé à molette fait donc parti de l'équipage.
Bien entendu il faut baptiser tout ce peti monde, sinon, ils n'auront jamais les dés avec eux. La bête ayant déjà été baptiser par ma Compagne du nom du chat, TéKila, l'équipage se devait au minimum d'atteindre ce niveau. Du coup entre mon "inspirateur" et l'idée de mini-clan que je voulais pour l'ékipage, j'ai décider qu'ils étaient frère, commes les frères karamazov.... Avec une touche plus moderne pour les artilleurs.
Ainsi le Prénom du père est devenu celui du Chef Fouettard un peu arrangé avec Celui d'Old Blood. Le frère ainé est devenu le Kornak, les deux autres frères (dans l'histoire d'origine d'une autre mère que l'ainé), sont devenu un mix des Frères Bogdanoff et des deux frères kramasov. Du coup le nom à été entièrement mixé entre Bogdanof et Karamazov, pour la cohérence.

VII – Conclusion du Fouettard
C'est sûrement le plus gros truc que j'ai jamais construit (pour le moment). J'ai angoissé tout le long, entre la résine de merde et la peur de rater un truc qui serait donc irréversible, ce fut très très stressant.
Les conversions sont venu au fur et à mesure du montage grâce (a cause ?) d'Old Blood et d'un échange de mail autour des squiggoths en général. Si ce squiggoth est réussi en terme d'idée et d'inventivité, c'est en premier lieu grâce à lui et à la motivation qu'il m'a aidé à maintenir tout le long du montage.
Donc Bruno, merci, merci et merci.
Au bout du compte je suis assez fier de l'allure et de l'ambiance de la bête. Je ne crois pas que je reprendrais le risque d'acheter une pièce pareil avant un long moment. Disons le temps de finir de peindre deux ou trois autres trucs du même acabit...
Bah, oui maintenant il va falloir le peindre...

Je peux pas le laisser comme cela.


Par Athamas