Lors de la réalisation du plateau désertique j’avais volontairement évité de faire des détails " vivants " afin de démontrer qu’avec un peu temps et aucun matériel spécifique on pouvait parfaitement produire un décor qui soit jouable et agréable à l’oeil. Dans le cas du village ork, j’ai fait beaucoup de travaille sur les détails en ajoutant des snots, des bitzs et des éléments plus proche d’un diorama. C’est une des parties que je vais particulièrement développer dans ce tutorial. Ce décor à été réalisé a quatre mains avec Vrakarmos, le dévoreur de monde, Big boss de la Waaagh du même nom.

0 - Comment démarrer ?
Comme pour tout décor, il faut d’abord savoir de façon plus ou moins précise à quoi va ressembler le résultat final. Pour le village Ork, mes recherches sont parties dans deux directions tout à faites différentes. La première était la recherche d’iconographie liée aux orks, aux travers des productions Games-workshop, l’autre fut de rechercher des images, des photos des jungles et de villages sous des latitudes plutôt équatoriales. Les sources pour les Orks à warhammer 40000 sont extrêmement nombreuses, mais pour ce que je voulais faire, j’ai préfère ne me référer qu’aux différents éléments historiques qui existe dans la deuxième édition du jeu ainsi que dans sa première édition. Pour ce qui est des éléments plus " classiques ", mes recherches mon permis de voir que les techniques sont aussi nombreuses que les populations qui les érigent, à travers le monde. Ayant retrouvé dans ma collection de White Dwarf un article de modeling sur des bâtisses orks ayant un style mexicain, je partais sur cette base pour mes recherches. Ayant restreints mes recherches je trouvais tout un tas d’informations plus précises sur ce type de constructions : les toits toujours plats, les ouvertures assez petites, même dans les grands bâtiments, etc. Puis viens l’étape des croquis pour l’occupation au sol des différents éléments ainsi que pour certains bâtiments très particuliers. En effet il s’agissait de faire un village ork complet avec tous ses spécialistes, médiko, mékano, fouettard et bizarreboy. A ce moment là des mes recherches je décidais que contrairement au plateau de désert, tous les éléments seraient mobiles, il n’y aurait aucun éléments fixe. Non pas que cela complique les choses, mais il s’agissait de pouvoir offrir un maximum de combinaison différente sur les plateaux. Je ne pouvais quand même pas recouvrir l’intégralité de la surface avec des baraques, (quoi que...). Je décide donc d’implanter mon village ork au bord d’une jungle. J’allais donc devoir fabriquer des arbres. Avec tout cela il ne me restait plus qu’à commencer. Mon frère est venu me prêter main forte pour la réalisation de certain élément et surtout, il voulait un bar pour le village (c’est lui qui joue surtout les orks), ainsi est né le " Kluny ".

1 - Le matériel nécessaire
L’éternel problème de tout hobbiste, le matériel, a pour moi été une bonne quantité de polystyrène, ainsi que de carton plume, et surtout une boîte à rabiot très fourni en " chute " d’ork. Étant en travaux, j’avais déjà une très grosse quantité de fil de fer qui allait me servir pour les arbres, les restes de peintures du décor du désert allait me servir pour faire la base des couleurs des murs en torchis des baraques. J’ai acheté deux types de flocage, l’un classique et l’autre formé par des petites boules de " mousse " qui allaient me servir à simuler de la végétation type mousse, ce type de flocage est aussi appelé " chenillé ". Je ne conseillerais jamais assez d’acheter votre flocage dans une boutique de modélisme, qui vous offre en général plus de choix et des prix plus bas que celui que peut vous vendre GW. Le dernier problème avec le flocage Games-Workshop, que se soit l’herbe statique ou l’autre " tout petit vert ", il ne boit que très mal la colle et est donc toujours très mal fixé. Pour les plateaux je ne me voyais pas essayer de tout floquer avec du flocage " volant ", j’ai donc acheté des tapis de bataille. J’ai commis à ce moment là une erreur, leurs longueurs n’étaient pas suffisante et j’ai cru que je pourrais faire des raccords propres. C’est une erreur, acheter des tapis de batailles qui couvriront votre longueur de planche en une seule fois, sinon vous risquer de devoir faire des raccords qui ne seront pas vraiment très beau, mais nous en parlerons plus tard. Pour finir, j’ai comme précédemment acheté 4 plateaux de 60 cm par 120 cm en aggloméré de 15 mm, j’ai acheter un petit pot de vert en acrylique chez Casto, ainsi qu’un noir et un blanc pour faire des mélanges et des éclaircissements. Ces pots de peintures doivent être pris en Acrylique mat, le brillant ayant tendance à briller de façon pas vraiment " naturel ". Sans oubliez les 6 tréteaux habituels.

2 - Techniques particulières
A / La construction des baraques
Comme je l’ai indiqué dans la partie précédente de ce tutorial, j’ai travaillé a partir de l’article du White Dwarf n° 14, (édition française). Cette article propose de construire une baraque simple, mais à partir de cette base j'ai dérivé toutes les autres. L’intérêt de cette démarche et que cela donne automatiquement une sensation d’unité. Mais afin d’éviter une trop grande homogénéité, j’ai " identifié " chaque baraque avec un glyphe, puis sur certaines j’ai ajouté des détails architecturaux, de type cheminé, porte, avancée, etc. Le dernier élément à été l’ajout du flocage chenillé sur certains murs pour simuler de la moisissure ou des plantes grimpantes, et que sur certaines baraques. La texture et la peinture des murs fut pour moi un vrai plaisir, j’ai tout d’abord commencé par faire une couche de jaune dans laquelle j’avais intégré du sable, TOUT mes bâtiments quel qu’ils soit ont reçu cette base. Puis en fonction de mon humeur, et du temps, j’ai appliqué un lavis de peinture brune, puis un deuxième de peinture brune avec un peu de flesh wash et d’eau, puis un dernier lavis uniquement de flesh wash. Le taux de dissolution, de chacun de ses lavis à varié en fonction du moment, permettant de rendre les bâtiments similaires mais pas identique. Pensez toujours à l’aspect globale de votre plateau. Un élément seul peut être très beau mais complètement desservis par le reste des autres éléments voir " caché " par les autres décors et tout vos efforts ne seront pas " récompensés ".


Le Kluny, bar officiel du village de Vrakarmos
La réalisation du Bar est d’abord venu du simple assemblage de deux des baraques basiques que propose de réaliser l’article du White dwarf. Une fois assembler les différents ouvertures fut réalisées. A ce stade les éléments interne furent réaliser, le bar et les tonneaux du bar furent réalisés puis caler et intégrer les uns après les autres, en commençant par le plus profond, et en finissant par le devant du bar. Petit détail amusant, l’appareil à " Pression ", est en fait une intersection de grappe retravaillée. Les murs ont reçu une couche de jaune de base texturé au sable non dégrossi, puis un lavis de brun, puis un second de flesh wash avec un doigt de brun. L’enseigne à été réalisé sur du carton fin, puis assemblé et en dernier fixé sur le devant. Les snots qui viennent de massacrer un de leurs " collègues " ont été peints séparément, puis positionner sur un sol fait avec du carton fin et dont le flocage à tenu compte pour rendre une impression de sol vaguement présentable. Le sol à été floqué au sable fin et le reste avec du flocage " volant " . L’effigie de l’enseigne est un missile traqueur de la grappe d’accessoire de véhicule impériale et un fanatique gobelin simplement recouvert d’une couche de noir puis d’une couche de "Super Gold" prince Auguste. Attention avec cette dernière, elle sèche en quinze minutes et se dilue à l’alcool, les pinceaux ne doivent servir que pour elle, ou d’autres peintures à l’alcool, le nettoyage des pinceaux se fait aussi à l'alcool.


La baraque du Mékano
L’idée de faire une baraque de mékano est très vite devenu une "priorité" pour la logique du village, et aussi pour mon propre plaisir. Quelque soit le clan d’origine (a part les snakes bites), les tribus orks ont toujours des véhicules. Nous avons donc conçu deux éléments toujours sur le même principe qui ont ensuite été assemblés, les ouverture sont été pratiquées dans les murs avant l’assemblage définitif. La peinture des murs fut effectuée, afin de pouvoir commencer le remplissage du hangar. Pour la saynète se déroulant dans le hangar, j’ai réquisitionner ma boite à rabiots, puis j’ai pris les cotes des zones ou je voulais placer les différents éléments. J’ai crée des gabarits qui prendrais place à l’intérieur ; L’intérêt de ce système est de pouvoir travailler tranquillement sur les différents éléments, sans aucune gêne. Une fois les différents éléments réalisés ils ont été placés à l’intérieur, puis le sol fut floqué afin de masquer au mieux les différence de niveau. Les snots furent peints de façon classique : base ork flesh, puis lavis de dark angle ink, très, très dilué, éclaircissement sur une base de snot green éclairci au jaune Bad moon, et au blanc crâne. La porte de la sainte-barbe a reçu, une couche de noir puis une couche de boltgun métal, le cadenas à reçu une couche en lavis supplémentaire de tin bitz , puis un brossage de mithril silver. Le cadenas est une trouvaille de ma compagne, il sort d’une surprise d’un kinder surprise. Ne négligez rien qui pourrais enrichir votre boîte à rabiots. Je connais des "Konvertisseurs" orks qui utilisent jusqu'au bâton de sucette, qu'ils doivent sûrement voler aux petits enfants. Afin de pouvoir compléter l’ensemble j’ai décidé de créer deux éléments de petites tailles qui accompagnerait la baraque du mékano. L’un est un treuil sur portant, l’autre un petit tas de " ferraille " sur lequel deux snots s’affrontent. Le treuil à été réalisé en carton plume et tige plastique de grappes, le moteur m’a posé beaucoup de problème, car il est très difficile de trouver un bloc moteur " seul ", mais je fut aidé par le Com’ sylvain, qui me passa celui qui est en place. Les crochets de portées du treuil, ont été réalisés avec de la ficelle de cuisine trempée dans de la PVA afin de leur donner leur forme. Les crochets viennent de la grappe d’accessoires de véhicule du Chaos. La peinture fut effectuer comme pour les baraques. Sous l’aplomb même du portant j’ai ajouté des éléments de carte plastique afin de rendre un sol dallé ancien. Pour le petit tas, un bout de carton plume pour le socle, des bouts de boîte à rabiot, deux snots dans un shaker, secouez fort et c’est prêt.


La baraque du Médiko
L’inspiration première pour la baraque du médiko fut les missions espagnoles en l’Amérique du Sud. Une Amérique du Sud de cinéma, avec ses porches et ses arcades, et donc contrairement aux autres baraques, celle-ci fut réalisé à partir d’un schéma précis. Si vous cherchez une références visuel concret regarder l’hospice religieux d’où l’héroïne tombe dans " sueurs froides ", (Vertigo) d’Alfred Hitchkock. La peinture fut réalisé de la même manière que tout les autres baraquements, tout comme le flocage. Le snot aux champignons, fut peint a part, avec ses champignons, qui ont été réalisés au Milliput, puis mis en place. Les fenêtres sont les seules qui soient grillagés, car j'imagine bien que le médiko ne veut pas voir ses patient "s'évader" par les fenêtres, la porte ainsi que l'arche qui est en face sont u peu plus large que la moyenne car il faut faire rentrer les orks soient sur une civière, soit en les traînant. Cette baraque est probablement la réalisation la plus simple de toute les baraques de spécialistes orks. Je crois que cette hospice pourrait être encore améliorer mais je n'arrive pas à voir ce qui pourrais le compléter.


La baraque du fouettard
Dans l’ordre chronologique, ce fut la dernière à être réalisé. Ce fut aussi celle qui me posa le plus de problème, Je ne voulais pas garder la forme standard, j'ai donc improviser un toit ressemblant à ceux des granges mais je ne voulait pas changer radicalement le style j'ai donc fait un toit en dure mais ayant la forme des toits de grange. J'ai simplement modifié le profil des pièces qui forme la façade et l'arrière afin de devoir faire un toit en trois parties. Une fois réalisé (peinte et soclé), elle sembla morne, sans charme, j’ai donc rajouté un snot puis deux, puis la plante grimpante. Mais cela, ne semblait pas donner du caractère à cette baraque, j’aurais du la laisser plus ouverte et aménager l’intérieur, mais c’était trop tard. Alors un vieille idée est revenu à la surface, un enclos à squig, une idée qui m’était venu après la lecture d’une nouvelle, je l’avais noté quelque part et l’avait oublié. J’ai donc commencé la réalisation de l’enclos à squig. Un peu de grillage, du carton plume et des squigs. J’ai eu envie de paysager l’intérieur de l’enclos j’y ai donc ajouté deux petits rochers et les restes de leurs derniers repas. Les squigs quand à eux furent entièrement peints et modifiés à côté sans vraiment savoir ou ils se placeraient dans l’enclos, me laissant ainsi la possibilité de choisir une dynamique plutôt qu’une autre. Pour des raisons de solidité chaque squig est équipé d’une petite tige faite à partir d’un trombone qui permet de bien les fixer sur le socle ou les éléments de décoration de l’enclos. Je ne vais pas rentrer dans le détail de la peinture des squigs, ce n’est pas mon propos mais laisser votre imagination libre, regardez la peinture des squigs de Bruno Grellier au Golden Démon 2001 dans la catégorie Squad, pour vous inspirer.



La baraque du Bizarboy & la baraque du Dingboy
Le coup de cœur de beaucoup des gens qui ont joués sur cette table, la baraque du bizarboy, est une réalisation que j’aime particulièrement. Paradoxalement, elle vient en dernier dans ce tutorial alors quel fut la première à être réalisé, après le kluny qui fut le premier des bâtiments " spéciaux ". Cette baraques est directement inspirés des différents nouvelles sur les bizarboys de la V2. J’avais au départ pensé à faire un pilier en haut duquel il aurait été enchaîné, mais cela ne me semblait pas vraiment très logique. Malgré le risque qu’un bizarre boy fait courir aux autres il reste une arme très puissante pour tout Big boss, le laisser à l’air libre au risque qu’il soit bêtement tué pendant une discussion " animée " entre deux orks, serait vraiment stupide. C’est donc naturellement que la baraque surélevé est né, avec son accès au travers d’une colonne de pierre. Pour bien rendre la position d’isolement d’un bizarboy, j’ai volontairement barré toutes les fenêtres et renforcé le toit. Puis j’ai laissé l’échelle d’accès des gorilles sous la baraque. Il est dit qu’un bizarboy attire les orks mais surtout les formes " simples " des orkoides. J’ai donc crée un petit rassemblement de snots sous la baraque. Les techniques sont les mêmes que pour les autres baraques. Il faut avouer que sur le plateau cette baraque à un impact assez sympa car elle dépasse des autres baraques. Afin d’accompagner la baraque du bizarboy et toujours en suivant les différentes nouvelles, j’ai crée la baraque du dingboy, qui sont eux aussi très attirés par les bizarboy Cette baraque à été entièrement crée à partir de chute des autres baraque lui donnant ainsi une forme différente, un style particulier, un snot est même posté devant la porte ; Un snot étrange, que je ne savais ou placé, mais avec son style très particulier et décalé par rapport aux autres snots, j’ai décidé de le mettre là, c’est un dingsnot. Il n’y a rien de particulier dans la réalisation de ces deux éléments, si ce n’est qu’il faut faire très attention à la découpe du polystyrène afin que la baraque s’intègre bien sans laisser trop de creux. Les pilotis sont aussi en carton plume. Les barreaux des fenêtres sont des cures dents enfoncés avant la peinture dans l'interstice du carton plume.


B / Les arbres
Pour réaliser la jungle environnante, j’ai utiliser comme base la technique décrite dans le White dwarf XX et reprise dans le recueil 2002 pour Warhammer. La technique est la même si ce n’est que je l’ai alléger un peu, au niveau de la peinturlure du tronc, éviter de faire une couche avec la texture et une couche avec la peinture, faite une bonne peinture texturé, puis appliquer la proprement vous obtiendrez le même résultat, puis faite un lavis de brun, puis un brossage à sec pour creuser encore les troncs. Pour les feuilles de simples feuilles de papier peintes recto verso en vert puis découpées très proprement et fixées sur les tiges font l’affaire. Rajouter les détails une fois que toutes les feuilles d’un arbres sont en place. Pour le flocage j’ai mixer le " chenillé " avec le " classique " afin de donner cette impression de tapis de verdures que l’on retrouve sous les arbres tropicaux. Voilà, c’est sûrement la partie la plus simple, de ce tutorial. C’est aussi la partie que j’ai abordé, personnellement, avec le plus d’appréhension, car c’était la première fois que je faisais des arbres, ceux que vous voyez sont donc mes premiers arbres.


C / Les petits éléments ou comment rendre vivant le décor
Depuis le début de ce tutorial j’ai parlé des snots que j’ai ajouté à différents décors. Ces snots sont les anciens projectiles d’une arme des orks de la V2, le shock attack Gun. Avec l’arrivée de la V3, et la disparition de cette arme, mes snots se retrouvaient seuls, abandonnés sur une étagère, j’ai les est donc désoclés et utilisés. Chacun à été placé de façon à servir de façon sympa le décor dans lequel il est intégré, il s’agissait qu’il soit présent, mais ne gêne pas l’utilisation du décor. Certains petits détail sont aussi été peints sur les murs de certaines baraques, des affiches ou des panneaux. Ce sont tout ces petits trucs qui font que votre décor aura l’air vivant, et avec un peu de chance cela distraira un nouvel adversaire. Ne vous lancez pas au hasard vers ce genre de rajouts, prenez votre temps, réfléchissez bien à l’emplacement des différents éléments à leur dynamique propre, et la jouabilité. Essayez de faire un thème général à vos ajouts afin que même ces derniers soient cohérents entre eux. Ils ne s’agit d’uniformiser les éléments mais de rendre les choses cohérentes. Les glyphes qui apparaissent sur les différents bâtiments ont été tirés de l’alphabet et des idéogrammes orks qui sont présentés a la fin du codex V2. Ils ont été réalisés dans du carton plume, puis mis en place. Leurs sens va avec le " rôle " du bâtiment quand celui-ci en à un. Pour les baraques des boyz, il s’agissait simplement d’insister sur une particularité possible de son propriétaire. D’autres éléments de décors peuvent donner vie à un plateau, des réservoirs pouvant contenir de l’eau ou de la bière à squig, voir de l’essence, des restes des anciennes constructions, un puit actif ou non, des bouts de grillages " mangés " par la végétation, etc. Tout ces éléments vont accentuer l’impression de " réalité " et en plus fournir des petits éléments de couvert pendant les batailles, choses très recherchées par les joueurs. Surtout n’oubliez pas la jouabilité, ou alors faites un vrai diorama.



D / Le flocage des plateaux - La séquence à la con
Probablement la partie du décor qui me posa le plus de problème, entre les différents tapis de flocage et le problème de la taille cela fut une vrai galère. La seule vrai technique consiste à acheter des tapis de flocage de la taille ou plus grand que la surface que vous voulez recouvrir. Puis vous enduisez de colle à bois ou PVA votre plateau, et vous trempez vos tapis de flocage avec la même colle à bois dilué dans de l'eau, il faut faire cela très vite, afin que la colle n'est pas le temps de sécher. Préparez bien tout avant et travailler dans une pièce ou cela ne risque rien, le risque de projection de colle est assez important. Une fois le tapis de flocage en place, comme avec du papier peint, "brossez" avec une racle (ou une règle) afin de faire sortir les bulles d'air. Allez y doucement pour éviter la destruction du flocage. Pensez à bien faire coller les bords aussi. Après laisser séchez en fonction de la durée de séchage de votre colle, mais n'hésitez pas à laisser passer l'intégralité du temps de séchage indiqué pour votre colle. Une fois que tout est bien sec, avec un cutter découper les excédent de tapis de flocage, ne les jetez surtout pas, ils pourront faire des flocages sur des petites surfaces pour des petits éléments.

3 – Les extensions
Ces extensions sont des extensions supplémentaires, il s’agit d’ajouter deux autres plateaux de 120 cm par 60 cm, a l’ensemble de la table déjà produite pour aboutir à une longueur de table de 360 cm par 120 cm. Ces ajouts sont venus naturellement car il fallait que la horde de Vrakarmos puise être entièrement déployée (nota :* C’est une très mauvaise excuse pour cacher le fait que j’adore ce plateau et que j’avais encore plein d’idées et que je n’ai pu me résigner à ne pas les mettre rapidement à exécution). Il faut avouer que lorsque toute l’armée ork est déployée il faut toujours beaucoup plus de place qu’avec des spaces marines.

La rivière
Avouons le, cette idée n’est pas de moi mais de Dodger, qui au moment d’une rencontre (FWD3), avait amené sa rivière, mais ne l’utilisait pas, je trouvais qu’il manquait quelque chose pour les parties, et Dodger me prêta sa rivière, et c’était très fort. Alors le coup suivant, j’avais préparé ma propre rivière capable de traverser de part en part tout le plateau de jeu, mais en la mettant en place cela éliminait une partie des décors alors que je trouvais cela triste, ma deuxième idée décrite plus bas avait déjà pris forme et … beaucoup de place. Il me semblait inévitable d’étendre mon plateau avec deux planches supplémentaires afin que tout les éléments puissent être joués ensemble.
La rivière est constitué de carton type calendrier, dont l’épaisseur à été doublé avec une petite bande sur les bord. Le tout à été recouvert d’enduit de rebouchage pour arrondir les berges. Le pont en pierre est le seul a avoir été complètement intégré au " cours de la rivière ", les deux autres ponts peuvent être placés n’importe où sur la rivière. Le pont en pierre est constitué de polystyrène, et deux morceaux de calendrier pour faire les descentes. Une fois tout les éléments de la rivière fait et recouverts d’enduit, pour les berges, je suis passer à l’étape de la peinture, j’ai d’abord donné un coup de vert sur toute les berges, puis j’ai commencer à effectuer la peinture du cours d’eau.
La peinture de la rivière, est simple, un pot d'acrylique bleue, éclaircie progressivement en partant du milieu (zone le plus foncé) vers des berges (zone la plus claire) un glacis de la couleur de base est venu recouvrir le tout. J'avais donc maintenant la base d'un jolie bleue, mais maintenant il fallait rendre le côté "liquide et mouillé". Vous avez deux solutions, soit utiliser un produit que vous trouverez dans les magasins de modélise de train, que vous allez devoir faire fondre et placer par dessus votre couleur. Cela demande des manipulations nombreuses et parfois dangereuses, mais pour un résultat vraiment sympa. Soit vous utiliser un vernis spécialisés pour les objets maritimes( vernis "marin"), vous en passez plusieurs fine couche afin de "vitrifier" votre surface. Vous obtiendrez un rendu équivalent au truc de modélisme et pour beaucoup plus simple et moins chère.

Le fort de Vrakarmos
Dès la construction des premières maisons, l’idée de créée l’habitation de Vrakarmos me trottait dans la tête, il aura fallut attendre d’être pratiquement à la fin pour voir sortir d’un triste bloc de polystyrène le fort de vrakarmos. Que dire, de cette élément, ses mensurations ? 65 cm par 60 cm pour 80 cm de hauteur. Le temps que cela m’a pris ? Minimun 20 jours (seulement les nuits). Le plaisir de pouvoir jouer dessus ? Infini. Les techniques utilisées ? Toutes celle décrites depuis le début de ce tutorial, avec de gros ajout venant de la boîte à rabiot, une grosse recherche sur les différentes écritures orks. Le panneau au dessus de la porte indique le nom de vrakarmos en écriture phonétique Ork, les autres glyphes indiquent son rang et son clan d’origine, fait à partir des idéogrammes orks trouvé à la fin du codex V2. La peinture à été effectuer qu’avec des techniques décrites ci dessus, sauf peut être pour les idéogrammes. Puis des petites touches ont été ajoutées pour en renforcé l’effet. Mais attention ce type d’élément ne s’intègre que sur de très grandes tables. Car cela évite qu’il devienne un élément centrale et surtout perturbateur du jeu. Vous ne pouvez concevoir et surtout utiliser ce type d’élément que sur des tables d’un minimum de 300 cm de longueur, avant il risque soit de gêner les joueurs, soit de faire une position trop forte pour l’un des joueurs. Pensez aussi qu’avec un tel élément, il faut absolument faire attention à son placement. A part dans le cas d’un scénario spéciale il ne devra jamais se trouver dans une zone de déploiement. Voilà pour ce qui est du reste sachez que toutes les parties herbeuses sont accessibles à pied, par les figurines normales, que certaines règles peuvent être utilisées afin de vraiment le transformé en forteresse, en déployant des armes sur le toit et le balcon, que l’intérieur du bloc sert de garage à Vrakarmos.


4 - Conclusion ou le petit mot de l’Adeptus Constructivum
La construction d’un plateau de jeu entièrement consacré à un village ork est quelque chose de très enivrant, (je ne vois pas d’autres mots), c’est une des races les plus riches de l’univers de 40k, (loin devant les nouveaux arrivants qui n’existent pas d’ailleurs), ils vous permettent de faire énormément de création, de laisser libre court a votre imagination. Car les orks sont des colonisateurs et des guerriers, vous pouvez imaginer un village ork dans un paysage de neige, ou bien de rocaille (type Gorka Morka). Certaines tribus ou Waaagh orks en fonction de leurs clans d’origine ont très bien pu développer un autre type d’architecture, plus proches des habitations des dogons du Mali ou bien de celles des aborigènes australiens, voir même a partir d'une base impérial, une petite forteresse et établi un village autour. Ce que je veux dire c’est que j’ai fait des choix, " stylistiques ", mais que rien vous empêche de faire quelques choses de complètement différents.
Faut-il l’admettre, mais je crois que j’ai encore quelques idées pour ces plateaux, comme des hangars-dortoirs pour les plus simples des boyz, des stalles pour des sangliers, et peut être un dock de construction pour un gargant. Mais bon tout cela ne se réalisera peut être pas. Il faut du temps pour ce type de décor. Ces 6 plateaux m’auront pris plus d'un an, en ne travaillant dessus que le soir et certains week-end. Mais cela en valait le coup.
J’espère en tout cas vous avoir intéresser, apporter peut être quelques choses, peut être inspirer, au mieux vous avoir divertis.

Athamas, avril 2004